Succession : les 7 étapes clés et le rôle essentiel du notaire
Perdre un proche est une épreuve douloureuse, et les démarches administratives liées à une succession notaire peuvent sembler insurmontables. Quelles sont les étapes d’une succession notaire ? Quel est le rôle du notaire dans le règlement successoral ? Combien de temps faut-il prévoir ? Autant de questions légitimes auxquelles cet article apporte des réponses claires et concrètes, étape par étape.
En France, près de 650 000 dossiers successoraux sont ouverts chaque année (source : notaires.fr). Le notaire y joue un rôle central et obligatoire dès lors que l’intervention du notaire est obligatoire dès que le patrimoine comporte un bien immobilier, dépasse 5 000 € ou implique un testament. À Lyon comme partout en France, son intervention garantit la sécurité juridique de l’ensemble des opérations.
Le notaire est le seul professionnel habilité à délivrer l’acte de notoriété, document indispensable pour prouver votre qualité d’héritier auprès des banques, assurances et administrations.

Étape 1 : Succession notaire : l’ouverture du dossier
La procédure de succession notaire s’ouvre au jour du décès. Les héritiers doivent contacter un notaire dans les meilleurs délais. À Lyon et dans le Rhône, vous pouvez choisir librement l’étude notariale de votre choix, quel que soit le lieu du décès ou la localisation des biens.
Le notaire procède alors à la collecte des premières pièces : acte de décès, livret de famille, contrat de mariage éventuel, titres de propriété et relevés bancaires. C’est aussi à ce stade qu’il vérifie l’existence d’un testament en interrogeant le Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés (FCDDV).
Étape 2 : L’établissement de l’acte de notoriété
L’acte de notoriété est le document officiel qui identifie les héritiers et détermine leurs droits respectifs. Le notaire établit la dévolution successorale en analysant le lien de parenté de chaque héritier avec le défunt, l’existence d’un testament ou d’une donation entre époux, et le régime matrimonial du défunt.
Ce document est indispensable : c’est lui qui vous permettra de débloquer les comptes bancaires du défunt et d’accomplir l’ensemble des formalités.
Étape 3 : L’inventaire du patrimoine du défunt
Le notaire recense l’intégralité du patrimoine du défunt : biens immobiliers (maisons, appartements, terrains), comptes bancaires, placements financiers, véhicules, mais aussi les dettes (emprunts, impôts restant dus, factures impayées). Cet inventaire permet de calculer l’actif net successoral, c’est-à-dire la valeur du défunt après déduction des dettes.
📊 Les chiffres clés de la succession en France
| Délai de déclaration fiscale | 6 mois (12 mois si décès à l’étranger) |
| Abattement en ligne directe | 100 000 € par parent et par enfant |
| Exonération conjoint survivant | 100 % (totalement exonéré) |
| Durée moyenne d’un règlement | 6 à 12 mois |
Étape 4 : L’option successorale des héritiers
Chaque héritier dispose de trois options dans le cadre d’une succession notaire :
- Accepter purement et simplement : l’héritier recueille sa part d’actif mais aussi sa part de dettes.
- Accepter à concurrence de l’actif net : l’héritier ne paie les dettes qu’à hauteur de ce qu’il reçoit.
- Renoncer : l’héritier est réputé n’avoir jamais été héritier.
Le notaire vous conseille sur l’option la plus adaptée à votre situation, notamment lorsque le patrimoine est déficitaire ou complexe.
Étape 5 : La déclaration de succession et le paiement des droits
La déclaration de succession doit être déposée auprès de l’administration fiscale dans un délai de 6 mois suivant le décès. Le notaire la prépare et la transmet pour vous. C’est à ce stade que les droits de succession sont calculés, en fonction du lien de parenté et de la valeur de la part de chaque héritier.
Les droits de succession varient de 5 % à 60 % selon le degré de parenté. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés depuis 2007.
Étape 6 : L’attestation immobilière
Si le défunt possédait des biens immobiliers, le notaire établit une attestation immobilière (aussi appelée attestation de propriété). Ce document, publié au service de la publicité foncière, officialise le transfert de propriété du défunt vers les héritiers. Cette étape est obligatoire pour tout bien immobilier situé en France.
Étape 7 : Le partage des biens en fin de succession notaire
La dernière étape consiste à répartir concrètement le patrimoine entre les héritiers. Le partage peut être amiable (accord entre tous les héritiers) ou judiciaire (en cas de désaccord). Le notaire rédige l’acte de partage, qui attribue à chacun les biens lui revenant.
En cas de bien immobilier en indivision, les héritiers peuvent choisir de maintenir l’indivision, de vendre le bien ou de procéder à un rachat de part (licitation).
Maître Carla-Marie Buresi vous accompagne à chaque étape de votre dossier successoral, de l’ouverture du dossier au partage final. Grâce à la signature électronique et aux rendez-vous en visioconférence, vos démarches sont simplifiées, même à distance. Découvrir nos services.
Ce qu’il faut retenir avant de commencer les démarches
Avant d’entamer les démarches liées au règlement d’une transmission, il est important de rassembler les documents essentiels : acte de décès, livret de famille, contrats d’assurance-vie, relevés bancaires et titres de propriété. Plus le dossier est complet dès le premier rendez-vous, plus le traitement sera rapide et les délais réduits.
Le choix de l’étude notariale est libre. Vous pouvez confier le dossier à l’étude de votre choix, quel que soit le lieu du domicile du défunt. À Lyon, l’étude de Maître Buresi accompagne les familles dans toutes les étapes du règlement, de l’ouverture du dossier jusqu’au partage définitif. Un premier rendez-vous permet d’évaluer la complexité de la situation et d’estimer les délais prévisibles.
Les frais varient en fonction de la valeur du patrimoine transmis et du nombre d’actes nécessaires. Les émoluments du notaire sont réglementés par l’État et identiques dans toutes les études. En revanche, les honoraires de conseil et les débours (frais administratifs) peuvent varier légèrement. N’hésitez pas à demander un devis détaillé dès le premier rendez-vous pour anticiper le budget global. En savoir plus sur les frais de notaire.
Foire aux questions sur la succession notaire
Combien de temps dure le règlement d’une succession ?
En moyenne, le règlement complet d’une succession notaire prend entre 6 et 12 mois. Ce délai dépend de la complexité du patrimoine, du nombre d’héritiers et de l’existence éventuelle de désaccords. La déclaration fiscale doit impérativement être déposée dans les 6 mois suivant le décès.
Le recours au notaire est-il obligatoire en succession ?
L’intervention du notaire est obligatoire dès que la succession notaire comporte un bien immobilier, dépasse 5 000 €, inclut un testament ou une donation entre époux. En pratique, la très grande majorité des dossiers nécessitent l’intervention d’un notaire.
Quel est le coût d’un règlement de succession ?
Les frais de notaire dans le cadre d’une succession notaire comprennent les émoluments réglementés (proportionnels à la valeur du patrimoine), les droits de succession versés au Trésor public, et les honoraires pour les prestations de conseil. Consultez notre grille tarifaire pour plus de détails.
Peut-on choisir librement son notaire pour une succession ?
Oui, le choix du notaire est entièrement libre. Vous pouvez confier le règlement de votre succession notaire à n’importe quelle étude notariale en France. À Lyon, l’étude de Maître Buresi vous accueille pour un accompagnement personnalisé.
Que se passe-t-il si un héritier refuse la succession ?
Un héritier peut renoncer à la succession dans un délai de 4 mois à 10 ans après le décès. Sa part est alors répartie entre les autres héritiers selon les règles légales. La renonciation se fait par déclaration au greffe du tribunal judiciaire.
Vous devez régler une succession ?
Maître Carla-Marie Buresi, notaire à Lyon, vous accompagne avec rigueur et bienveillance à chaque étape.